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Crise du lait. Communiqué de presse 13 juin 2009
ImageAlors que sévit actuellement une crise considérable chez les producteurs laitiers, Johan Theuret, conseiller municipal de Combourg, estime légitime la colère et comprend la détresse que les producteurs manifestent depuis trois semaines notamment sur le canton de Combourg, un des premiers cantons laitiers d'Ille-et-Vilaine. Lorsque l'on constate une diminution de 30% du prix du lait qui se traduit à peine par une diminution de 3% ou de 4% du prix de vente des produits laitiers, il convient de chercher l'erreur ! Autre ineptie du système, les producteurs sont rémunérés le mois suivant de leurs livraisons. Ainsi, c'est en prenant connaissance à la mi-mai du montant de leur rémunération pour le lait livré en avril que le mouvement de colère a pris forme et entrainé le blocage de nombreuses laiteries et grandes surfaces. Au mois d'avril, en effet, les centrales ont acheté le lait au prix de 210 euros environ les 1000 litres, faisant chuter de 30% les revenus des producteurs. N'oublions pas qu'en 2008, les producteurs avaient répondu présents quand on leur avait demandé de produire plus pour faire baisser les prix et protéger les consommateurs. En 1984, la politique agricole commune avait mis en place les quotas. Un outil, certes à améliorer, mais qui avait le mérite d´assurer des revenus décents aux agriculteurs. Les gouvernements de l´Union européenne décident aujourd´hui de leur suppression en 2015. Cette suppression des quotas modifiera la nature des relations entre producteurs et entreprises, renforçant entre autre « le pouvoir de négociation » de la grande distribution. Ce renforcement du pouvoir de la grande distribution apparaît particulièrement préoccupant alors que l'opacité des prix exaspère les producteurs et les consommateurs. L'Observatoire des prix et des marges créé en grandes pompes en mars 2008 patine et le lait illustre malheureusement bien le problème, considère Johan Theuret.

 
Crise du lait. Communiqué des conseillers généraux PRG/PS du 25 mai 2009
 

 

En 1984, sous le gouvernement de M. Rocard, la politique agricole commune avait mis en place les quotas (à l’époque, contre l’avis de la profession). Un outil, certes à améliorer, mais qui avait le mérite d’assurer des revenus décents aux agriculteurs, les gouvernements de l’union européenne décident aujourd’hui de revenir 30 ans en arrière dans une économie qui s’est mondialisée.

 

La réouverture à la concurrence sur un marché totalement distordu ainsi va engendrer des conséquences néfastes pour les producteurs mais aussi pour les consommateurs :

  • La suppression des quotas modifiera la nature des relations entre producteurs et entreprises, renforçant entre autre le pouvoir de négociation de la grande distribution.
  • Les producteurs laitiers seront ainsi tout particulièrement dépendant, d'une part, des stratégies des industriels en matière d'implantation de leurs sites et, d'autre part, des choix internes de politiques agricoles et environnementales.
  • Et surtout, il est à craindre une plus grande précarisation des producteurs laitiers voire la disparition d’une grande partie d’entre eux

 

Socialistes et Radicaux de Gauche regrettent, qu’une nouvelle fois, les autorités européennes décident de construire une Europe ultralibérale fondée sur l’idée d’une lutte acharnée entre les producteurs, dans le mépris total de leurs spécificités.

 

Elus locaux, nous sommes allés à la rencontre des manifestants inquiets pour leur avenir. Nous

refusons cette dérive qui va à l’encontre de ce que nous défendons : une économie solidaire fondée sur le développement durable. C’est elle que nous voulons valoriser en Ille-et-Vilaine, premier département producteur de lait en France, en soutenant une politique de développement agricole, ambitieuse et raisonnée, respectant l’environnement et la dimension humaine.

 

Dans ce contexte, le retour à une vision archaïque du marché du lait est intolérable et la gestion molle de ce dossier par le gouvernement inacceptable.

 

Cet évènement montre une nouvelle fois, les ravages cette politique conduite par la droite européenne de M. Sarkozy et Mme MERKEL et rend urgente une autre politique, mise en œuvre par une autre majorité, à l’occasion des prochaines élections européennes.

 

En ce qui concerne la question du lait, un encadrement de l’offre est nécessaire pour assurer une production répartie sur tout le territoire, facilitant le maintien des petites exploitations et l’installation de jeunes agriculteurs.